Osons vivre l’accompagnement de carrière !

1 août 2011

Je suis dans l’accompagnement de carrière depuis pas mal d’années déjà.

Elles se sont déroulées au sein d’institutions publiques.

Après une dizaine d’années où il me fut donné de cumuler formation collective et accompagnement individuel vers l’emploi j’ai ressenti le besoin de découvrir d’autres horizons que ceux proposés par ce dispositif institutionnel.

En effet, la qualité de ce que nous proposions pour former les personnes et les conduire vers un emploi me semblait insuffisante.

 

Je me tournai ainsi vers la recherche extérieure de ce qui pourrait éclairer ma démarche. 

C’est ainsi que je pris la décision de me former à la PNL.

Je ne remercierai jamais assez la Directrice de mon centre formation qui soutint ma démarche et accorda le financement de mes demandes. Elle pris des risques conséquents. Dans cet univers de travail, la PNL était en effet considérée comme une discipline des plus décriées et notre encadrement n’était pas autorisé à financer de tels projets.

Et n’en déplaise aux défenseurs de l’immobilisme, cette aventure de 7 ans vint combler mes attentes bien au delà de ce j’avais imaginé !

7 ans, car la PNL fut complétée par L’Ennéagramme, la Neuro-sémantique, la communication Ericksonienne et les techniques du coaching.

Ces formations me permirent de développer des programmes de formation en communication, management et développement personnel animés ensuite dans de nombreuses entreprises ou administrations.

Il me fut donné également de commencer le coaching dans le cadre de ce milieu Institutionnel et d’obtenir rapidement des résultats unanimement appréciés!

Sauf qu’on ne pouvait appeler cela coaching sous peine de passer pour un « dangereux subversif ! »

Progressivement, je dus me rendre à l’évidence que tout ce que j’avais appris m’éloignait chaque jour un peu plus de mon entreprise pas prête du tout à rentrer dans cette dynamique pourtant démontrée chaque jour par mes actions et les résultats obtenus.

De plus en plus découragé par ce manque de reconnaissance institutionnelle, je sus alors que mon avenir se dessinerait ailleurs.

C’est ainsi que je finis par aboutir à la création d’InterCoaching.

 

L’histoire ne devait pourtant pas s’arrêter là et le destin se chargea de me frotter une nouvelle fois à l’univers que je venais de quitter.

Directeur d’une structure dédiée à l’accompagnement professionnel des personnes reconnues travailleur handicapées en recherche d’emploi.

Au delà, cette fonction me plaçait au coeur de ce que l’on appelle le Service public de l’emploi. Une belle découverte !

Entre les professionnels de mon emploi précédent et cette nouvelle catégorie, un point commun. Ils accompagnent toute l’année des millions de personnes en recherche d’un emploi et donc d’une nouvelle carrière.

Et là surprise : pour la grande majorité, ils n’ont qu’une formation minimaliste en matière de techniques de management, de communication et de techniques d’accompagnement.

Pourtant il leur est demandé d’obtenir des résultats exceptionnels avec des publics pas toujours faciles eu égard à leurs nombreuses difficultés.

Ils appuient l’essentiel de leurs compétences sur une bonne connaissance de l’environnement administratif et législatif (ce qui est évidemment utile), organisent et font vivre leurs accompagnement comme ils peuvent avec une énergie et une implication énorme, au détriment de la qualité de leur vie et de leur santé souvent.

Ils entendent s’égrener chaque mois les statistiques déprimantes du taux de chômage qui augmente sans cesse. Ils font face au désespoir et n’ont à leur disposition que leur bonne volonté !

 

Il serait pourtant simple de faire vivre tout cela autrement.

Quels leviers actionner ?

- Ouverture du management en installant la confiance, en laissant libre cours à la créativité, en prenant des risques, en écoutant les personnes du terrain en encourageant leurs initiatives. En acceptant de partager les pouvoirs de décision.

- Développement des compétences en matière d’accompagnement pour les personnes dont c’est le métier. Je suis passé par là.

La reconnaissance universitaire, n’est pas la seule norme qualitative. Plaçons les conseillers d’insertion professionnelle dans la posture du “Coach”. Il en quand même paradoxal que ce soit les personnes les plus en difficulté qui soient les moins bien dotées.

La forte valeur ajoutée des formations dédiées à la communication, au développement personnel et au coaching, apporterait immédiatement deux bienfaits, les personnes chargées de l’accompagnement seraient reconnuse et valorisées dans leur travail. De même celles accompagnées deviendraient autonomes et porteuses de leur projet. Motivation et plaisir de réussir seraient la nouvelle norme!

Alors y a t-il des volontaires pour changer la donne et écrire : “Osons vivre l’accompagnement de carrière” ?

J’ouvre ce blog à tous ceux qui partagent ces convictions et voudrait y apporter leur contribution.

Histoire de PNL

15 juin 2011


images-2.jpgLa première partie de ma vie professionnelle, s’est déroulée dans l’univers de la Grande Distribution. On entend de tout sur ce secteur d’activité, où souvent ce sont les conditions difficiles de travail, les carences managériales, des politiques commerciales agressives qui sont mises en avant.

Et cela est en partie vrai.

On y trouve également une autre réalité partagée aussi par des personnes attentives aux autres, respectueuses de leur clientèle, attachées à leur entreprise et c’est cela qu’il me fut donné de connaître dans  l’expérience des différentes enseignes où j’ai exercé.

C’est avec délectation que j’ai profité de cette période pour m’inscrire à toutes les formations proposées au personnel d’encadrement dans les domaines du développement personnel, de la communication et du Management.

Quelques années plus tôt, j’avais fait mon Service militaire et choisi d’y être officier. Mes premières expériences de ce que dans l’armée on appelle le “commandement”, n’avaient pas été faciles. Pour aller plus loin, je dirai même cruelles…

Je crois que c’est à partir de là, que mon intérêt pour le Management est devenu prioritaire.

Merci donc à la Grande distribution pour m’avoir facilité l’accès aux premières étapes d’une meilleure connaissance de moi-même et des autres.

C’est en 1987, que j’ai suivi ma première formation PNL. Trois jours de ce qui était appelé un stage d’initiation.

Jusque là, toutes les formations que j’avais pu suivre étaient basées sur l’analyse transactionnelle.

La découverte de la PNL fut une “révolution”.

Quelles pouvaient bien en être les raisons ?

On commence la PNL en découvrant des techniques de communication spécifiques à une meilleure relation avec les autres. C’est ludique, chaque exposé théorique, est suivi d’applications pratiques qui permettent de vérifier que ça marche. Et c’est quasiment instantané !

Aujourd’hui, ces différentes techniques, sont devenues des “classiques” enseignées dans toutes les formations où la relation avec les autres est importante.

Et puis dans un deuxième temps, on commence doucement à entrer dans son jardin secret, celui de son intimité, là où l’on stocke ses peurs, ses phobies, ses névroses. Petites bien sûr ! Commence alors un voyage à la découverte de soi-même et encore une fois avec la PNL, tout cela se fait en douceur. On apprend progressivement à bricoler son mental, à s’apercevoir que cela n’est pas dangereux et que c’est même plutôt amusant. Et encore une fois ça marche !

La troisième étape est celle de : “Et si je m’en servais pour aider les autres ? On découvre alors, des protocoles d’accompagnement des personnes beaucoup plus approfondis et on évolue vers l’apprentissage de disciplines complémentaires, telles que l’hypnose Ericksonienne, l’énnéagramme, la Neuro-sémantique…

Je sais que nombre d’entre-vous, (je pense évidemment à ce qui me font l’honneur de lire ces chroniques…), sont peut-être à la recherche, comme je l’ai été il y a quelques années de formations, d’informations, qui leur facilitent la communication, les rendent plus à l’aise avec les autres, leur apportent la confiance dans leurs actions. Si vous n’avez jamais essayé la PNL, tentez l’expérience, vous ne serez pas déçus !

Et pour conclure, je voudrais leur dire que cette discipline n’est pas dangereuse, le pire qui puisse nous arriver en la pratiquant, c’est de rester comme on est !

Il y a beaucoup plus dangereux que la PNL, c’est l’âme sombre des hommes. Et là, seul le bon sens, l’esprit critique, vous feront différencier entre ceux qui l’utilisent portés par leur mauvais fond et ceux qui la diffusent portés par la conviction que cela aide le Monde à aller mieux.

Ma pratique de l’Ennéagramme

3 juin 2011

 

enneagramme-2.jpg

Si vous êtes sur cette page cher lecteur , c’est que vous avez déjà traversé un certains nombre d’étapes dans votre intérêt pour l’ennéagramme, car comme dans le sketch de “la chauve-souris” de Jean-Marie Bigard, à ce jour la rencontre entre mes écrits et de possibles lecteurs est plus qu’aléatoire.

C’est pourquoi, par cet article, j’ai envie d’en confier un peu plus sur ma position vis à vis de cet outil si controversé sur la “toile” et dans tant d’autres publications.

Je viens du monde de l’entreprise et très tôt le Management des hommes, la communication et le développement personnel ont attiré mon attention.

J’ai commencé ma carrière dans l’univers de la grande distribution, dont la réputation n’est plus à faire, et où pourtant, grâce à une entreprise où j’ai fais mes premiers pas, le management, était une priorité. Ainsi, j’ai pu m’inscrire très tôt à de nombreuses formations et ceci ne s’est plus jamais vraiment arrêté depuis.

Toute ma carrière s’est faite avec des équipes à encadrer et animer. J’ai rencontré et côtoyé des centaines de personnes et autant de caractères et de façon de fonctionner. Ma priorité : favoriser l’expression de ce qu’elles pouvaient produire de meilleur, dans le respect de leurs valeurs et des différents aspects de leur vie. Cela a été parfois facile et j’ai vécu alors des moments où tout fonctionnait avec fluidité et harmonie. Dans d’autres situations les difficultés furent énormes, les tangages et les sorties de routes fréquents… Les responsables en étaient tantôt le système dans lequel nous étions amenés à fonctionner, mes failles et celles de mes collaborateurs.

Chaque expérience amenait en tout cas une réflexion sur  : “Quoi mettre en place pour améliorer la connaissance de soi et des autres, faire évoluer les relations entre les personnes d’une façon positive, harmonieuse et dynamique dans un environnement donné, en obtenant un haut niveau de performance ?”

Longtemps le MBTI, associé à un un certains nombre de tests de personnalité fut mon point d’ancrage. Tout cela fut complété un peu plus tard par l’égogramme issu de l’analyse transactionnelle. Je m’en suis vraiment beaucoup servi.

Mais il me manquait quelque chose. Une forme de dynamique, des cheminements plus fins, moins marqué par ce que l’on appelle les typologies.

C’est au début des années 2000 que l’Ennéagramme est entré dans mes champs d’application et qu’il rempli désormais les espaces vides laissés par les autres supports.

Formateur de métier et également manager au quotidien, il m’a semblé utile d’en partager l’usage en proposant des formations très reliées à mes expériences quotidiennes.

 Il m’arrive très souvent de lire ou d’entendre que L’Ennéagramme est un outil réducteur, une typologie des personnalités, une caricature !

J’en suis toujours surpris et contrarié, car cela n’a jamais été vrai dans mon expérience personnelle. Je vais ici, vous en expliquer les raisons.

L’ennéagramme, fonctionne en plusieurs temps. La première étape est consacrée au repérage des styles de communication du sujet avec lequel on a décidé de travailler. Il se trouve que j’utilise des éléments liés à la PNL pour faire ce décodage. Ecoute des structures linguistiques, repérage de modèles de pensée, observation comportementale et registres émotionnels. Et ça marche très bien, n’en déplaise aux détracteurs de la PNL… (Mais j’écrirai un autre article la-dessus). Dans cette phase, on ne se préoccupe pas de savoir si l’individu se situe sur tel ou tel point. On apprend à le connaître tout simplement. Apprendre à faire cela, c’est déjà une grande valeur ajoutée dans sa relation aux autres et on pourrait s’arrêter là.

Conclusion 1 : cette approche évite la caricature, puisqu’elle s’appuie en premier lieu sur des éléments observables et factuels, dont les proportions varient selon chaque individu. Personne n’est posé sur un numéro.

La deuxième étape est celle du rapprochement de ces caractéristiques repérées avec le modèle proposé par l’ennégramme. Elle implique une bonne connaissance des 9 points de la figure, des interactions provoquées par les directions et les contacts. Parfois, le rapprochement est limpide. Certaines personnes collent à 100% au modèle proposé.

A d’autres moments, il faut poser plusieurs hypothèses, ce qui amène à compléter l’étude. Généralement je profite de situations de travail pour renforcer mes observations. Les situations fortement connotées favorisent le repérage des personnes. Je parle ici de toutes les situations liées à l’appropriation de changements plus ou moins importants, qu’il s’agisse de rythme ou de charge de travail par exemple, les moments de plaisir et aussi de tension sont appropriées pour réaliser ces compléments, car les personnes se lâchent plus dans ce genre de situation.

Enfin, il reste aussi parfois (très peu quand même), des profils de personnes qui vont rester flous, imprévisibles et où la connaissance de l’ennéagramme me servira dans sa globalité. Dans ce cas, je repère des fonctionnements qui proviennent d’à peu près toutes les directions. Je cale alors ma communication et ma relation sur ce qui m’est proposé dans l’instant. Et ça marche aussi.

Conclusion 2 : encore une fois nous sommes loin de la typologie, car nous évoluons en permanence sur un terrain qui bouge, dans un univers en mouvement. Et c’est bien mieux comme ça. Cela évite de placer le praticien dans cette espèce de toute puissance véhiculée par certaines présentations. Nous nous situons ici dans une découverte faite de croisement d’informations et où nous évaluons pas à pas, sans certitudes absolues.

La troisième étape est celle dite de l’évolution personnelle et de l’amélioration des situations de communication. Lorsque chacun d’entre nous à repéré ses caractéristiques dominantes, il lui est alors possible de travailler les points à améliorer. De même en repérant le mode de fonctionnement des autres, nous comprenons alors aussi ce qu’il nous appartient de changer dans notre mode de communication pour nous adapter à ces personnes. Il n’est pas question ici de changer les autres, mais de s’adapter aux autres. ( mais nous y reviendrons également plus tard…). Là, je n’ai pas de chapelle… Certes, j’utilise ce que je connais le mieux, c’est à dire les outils de la PNL et de la Neuro-sémantique, mais ça marche aussi avec l’analyse transactionnelle et même avec le bon sens (vous savez, celui du paysan…) . Les chemins de l’évolution personnelle sont multiples, à chacun d’emprunter ceux qui lui conviendront le mieux.

Conclusion 3 : l‘ennéagramme n ‘est pas un dogme. Pour moi et heureusement je ne suis pas le seul à le penser, il facilite l’accès à des représentations en utilisant des chemins balisés. L’itinéraire est précis, les résultats sont modulables. Il se trouve que j’ai longtemps pratiqué le football, (personne n’est parfait…). L’ennéagramme est comme un terrain de foot : Il y a également des joueurs dessus et chacun évolue avec sa technique, sa sensibilité. Il existe une règle partagée, des gestes techniques identiques et définies précisément par un nom. Et pourtant cela ne produit jamais le même résultat avec des buts qui sont toujours différents les uns des autres tout en se situant dans des catégories techniques de la même appellation. Et là c’est magique parce que cela procure à la fois du plaisir aux joueurs, comme aux spectateurs. A condition d’aimer le football… De même tout le monde n’est pas obligé d’aimer l’ennéagramme…

 

 

Accompagnement de carrière, pourquoi le coaching ? La légende de Tarzan.

16 avril 2011

 Tarzan

 

J’ai commencé l’accompagnement des carrières depuis pas mal de temps déjà. En fait depuis 30 ans maintenant. Enfin 3 décennies, ça fait plus concentré en terme d’espace…

Ce qui est amusant, c’est qu’à l’époque, j’étais déjà un enfant de la crise… Celle de 74.

Bien sûr, une plaisanterie, comparée à ce que l’on vit aujourd’hui. Déjà pourtant tout était dit…

 

A l’époque, j’habitais un village de la banlieue de Troyes dans l’Aube. Nous avions frissonné quelque peu en 68, avec les évènements que vous savez… Enfin, surtout mon père, qui s’imaginait devoir entrer en guerre contre les Bolcheviques. Ses origines Ukrainiennes avait de quoi le perturber. Ses parents avait du fuir leur Pays, chassés par les communistes soviétiques en 1917. L’histoire ne s’est pas répétée, et nous avons continué notre vie tranquille, dans une France encore verte de ses champs, douce de ses campagnes, ronronnant du moteur de ses tracteurs et moissonneuses batteuses qui encombraient encore les routes départementales chères à Jean Yanne !

 

Début 1974, le mot chômage ne m’évoquait rien et pourtant quelques mois plus tard il fit une entrée tonitruante dans ma réalité. Mon quartier était plutôt résidentiel et la rue était peuplée d’entrepreneurs, de médecins, de retraités aisés… Une famille dite « ouvrière » louait alors une dépendance chez l’un de ses propriétaires.

Et un jour une nouvelle fit le tour du quartier: “le chef de cette famille avait été licencié, il était au chômage !”.A voir la mine effarée des voisins qui prononçaient cette phrase,  je compris qu’il s’agissait de quelque chose de grave, et j’imaginais ce monsieur, coupable des pires forfaits… “Au chômage”… Les conversations allaient bon train sur le sujet et j’ouvrais grand mes oreilles : ” cet homme n’était pas courageux”, disaient les uns ; “oui, c’était un tire au flanc” ; “figurez-vous qu’il était syndicaliste, toujours prêt à foutre la m…..”.

Et la rumeur montait, montait, à tel point que cet homme que je n’avais quasiment jamais vu quand il travaillait, me faisait peur quand je le croisais dans la rue ; et ceci arrivait plus souvent, maintenant qu’il était inactif.

 

1974 : les usines textile tournaient encore à plein régime dans notre bonne ville de Troyes, Capitale de la bonneterie française. La crise économique, les frémissements du Monde, le bouleversement des valeurs venaient pourtant de frapper à ma porte d’adolescent. Je n’imaginais pas que cela allait durer toute ma vie…

Je ne me souviens pas du nom de ce monsieur, je ne l’ai jamais su d’ailleurs.

Avec mon père, nous avions pour loisir à l’époque, d’aller voir les matchs de l’équipe de football locale qui avait gagné ses galons d’équipe de Première division professionnelle. C’était un évènement pour cette ville qui attendait cela depuis plus de 20 ans. Désormais le TAF avait succédé à l’ASTS dans le coeur des Troyens, et nous avions pris l’habitude d’aller au stade les soirs de matchs, encourager les Formici, Petkovic, Parizon, Le Lamer, Bourgeois, Watteau et consorts…

 

Un jour, une voix énorme gronda dans notre dos, à tel point que tout le monde dans la tribune se retourna. Un supporter, allure de géant sorti des ténèbres, était dressé dans le haut des gradins et hurlait ses encouragements avec la force de plus de cent d’entre nous. Mon père et moi-même échangèrent alors nos regards ébahis… Notre voisin chômeur, ce pestiféré, était cet homme criant plus fort que tout le monde et exhortant public et joueurs à manifester leur enthousiasme, les uns du haut de leur siège et les autres sur le terrain !

 

Pour tous les habitués du stade, un surnom s’imposa bientôt comme une évidence pour qualifier notre homme désormais présent à chaque match :”Tarzan” !

Et Tarzan, devint ainsi une attraction. Notre tribune s’animait désormais au rythme de ses coups de gueule. Le croiser dans la rue provoquait en moi  un plaisir discret, une sorte de fierté d’être le voisin d’un homme aussi présent, aussi fort. Je ne fus pas le seul… Quelques mois plus tard, Tarzan avait droit à son article dans le journal local, mis à l’honneur comme le meilleur des supporters. Il profita de cette opportunité pour évoquer sa situation de chômeur. Cela porta ses fruits, car il fut recruté comme guichetier au stade et enfin il ouvrit un stand de boissons, saucisses, frites, qui devint un haut lieu de tous les amateurs de sandwichs d’avant et d’après match.

Je ne saurai en dire plus sur cette “légende de Tarzan”.

 

Ce que j’en ai retenu, c’est qu’elle marqua pour moi la découverte du “chômage”.Un mot qui est devenu notre quotidien depuis.

 

Qu’en reste t-il aujourd’hui ? Quelles leçon tirer de cette anecdote ?

 

1/ Un chômeur est plutôt par définition un “fainéant”, ou une personne atteinte d’une maladie, comme un espèce de cancer qui pourrait être contagieux. Notre gouvernement actuel traite encore ce problème avec cet état d’esprit puisqu’il n’a de cesse d’imaginer des façons de faire travailler d’une manière ou d’une autre ces galeux qui ne veulent rien faire, sinon vivre des 400€, qui leur sont généreusement attribués chaque mois. En oubliant cependant qu’il y en a quelques centaine de milliers qui refusent cette aumône, à force de se sentir si peu considérés et respectés.

 

2/ En fait, tout le monde a envie de participer à quelque chose. Tout le monde prend du plaisir à s’investir dans une passion, un loisir, un engagement. Le tout c’est de se trouver dans les meilleures dispositions psychologiques pour le faire. Quand on est d’entrée considéré comme une personne atteinte d’une maladie contagieuse. Quand on est pas entendu sur ce que l’on aime, ce que l’on désire, mais considéré simplement comme un numéro sur un dossier. Quand on essaie de faire de nous un instrument dédié à n’importe quel emploi simplement parce qu’il correspondrait à une demande. Et bien le résultat, c’est que les gens vont se replier sur eux-même, perdre confiance en eux et progressivement s’enfoncer dans la déprime. Déprime contagieuse pour le coup, qui vient elle même s’installer chez ceux qui sont payés pour les accompagner, et n’ont pas pour mission de se centrer sur ce qui est fondamental : repérer, activer, aider à développer les talents et les potentiels. Alors, le laisser aller s’installe, et ce qui n’était qu’une peur fantasmé devient une réalité : “le chômeur est vraiment un pestiféré, incapable de se bouger pour travailler”.

 

3/ Alors, on va passer du temps à les compter et à les recompter. Aujourd’hui, aux yeux des Institutions publiques censés les suivre on parle de “cohortes”. J’ai tendance à penser qu’il s’agit plutôt d’une génération sacrifiée, abîmée par l’incompétence crasse d’un système qui s’est construit sur la “peur”, et n’a pas évolué depuis. Tout le monde n’a pas la force d’un “Tarzan”. Cette force qui lui permit de dépasser les jugements, les rumeurs et de s’en servir pour gueuler et se faire remarquer, puis reconnaître.

 

Normal en fait, on a tellement abîmé les gens, on leur a tellement menti…

 

Et c’est pour cela qu’il y a  des coachs pour accompagner les carrières. Nous avons tous une flamme, parfois très faible et pourtant bien présente en chacun d’entre nous. Le sens du coaching, c’est de révéler cette flamme, d’en faire apprécier la qualité, de l’aider à grandir et s’installer durablement.

Je fais du coaching, parce que je sais que chacun d’entre nous est porteur d’un “Tarzan” qui ne demande qu’à s’envoler  en saisissant les lianes qui sont présentes autour de lui.

Je fais du coaching, parce que je ne supporte pas que l’homme, son bien-être et son devenir ne soit pas au centre de toute pensée préalable à l’action.

 

Jean-François

  

Ma rencontre avec l’Ennéagramme

21 mars 2008

Tout a commencé pendant mon parcours de formation à la Programmation Neuro Linguistique.
A la fin du parcours de praticien et avant de commencer celui de Maître Praticien, il nous fut fortement recommandé de suivre un module de formation à l’Ennéagramme.
A l’époque, ce nom n’évoquait absolument rien pour moi. Confiant dans les recommandations de notre enseignant, je m’inscrivis à ce stage, sans savoir à ce moment là ce qu’il pourrait m’apporter . Ce qui était certain, c’est que le  programme de Maître Praticien de L’Institut où je suivais ce parcours et le post Master (Appelé caminando), en seraient fortement imprégnés. Cette seule raison m’incita à en faire la découverte.
En trois jours, je découvris l’histoire « Romanesque » de ce qui est souvent appelé « Modèle dynamique des structures de la psyché humaine ». Une génèse qui remonte à la nuit des temps (certains la situent aux alentours de – 2500 ans Av. J.C…). 
afghanistan.jpgAu fur et à mesure que j’en découvrais les contours, je pouvais m’imaginer revêtir la panoplie d’Indiana Jones, traverser des déserts brûlants et aller à la rencontre de quelques clans et communautés spirituelles installés aux confins de L’Orient ancien, c’est à dire entre l’Irak et l’Afghanistan aujourd’hui. Voyageant ainsi dans ces espaces arides, j’allais d’un clan à un autre constater l’intérêt que représentait déjà à cette époque, l’idée de repérer comment fonctionnaient « de l’intérieur » nos contemporains.
Transmis par la parole, tous ces éléments n’ont pas de créateur identifié. Ils s’additionnent et s’enrichissent les uns les autres au fur et à mesure du temps, du chemin parcouru et des rencontres. On peut aller ainsi de la Grèce Antique avec Pythagore et son intérêt marqué pour la symbolique des chiffres au 4e siècle, jusqu’à Evagre Le Ponticle inventeur du système des 8 péchés capitaux, ( gourmandise, impureté, avarice, mélancolie, colère, paresse, vaine gloire, orgeuil), qui passeront ensuite à 7 sous l’impulsion de Grégoire Le Grand .
Il s’agit là d’une véritable chasse aux trésors, avec ses indices et ses mystères…
Le symbole des 9 points. Enné veut dire « 9 » et gramme « figure » est vu pour la première fois chez les Soufis, un mouvement mystique musulman né entre le 6 e et le 8e siècle. Nous entrons à ce moment là dans la période contemporaine de l’ennéagramme et à l’émergence de sa dimension universelle.enneagramme.jpg
C’est à Paris, dans les années 1920 que l’Ennéagramme arrive en Europe par l’intermédiaire de Gurdjieff, personnage mystérieux, né en Arménie et qui est l’une des figures célèbres de l’ésotérisme occidental. Gurdieff décède en 1949 et ses élèves vont participer à la diffusion de ses travaux à travers le monde. Ouspensky, présentera le schéma dans son livre : in search of the miraculous, publié en 1949.
Outre Atlantique, Oscar Ichazo (Dr en psychologie né en bolivie)  reçu  l’enseignement de l’Ennéagramme par le canal de la tradition Soufique et l’enseignera dans les années 60 – 70.I l organisera pendant douze mois une retraite dans le désert d’Arica au Mexique pendant laquelle il transmettra une partie de son savoir à un groupe de psychiatres et de psychothérapeutes américains.
L’un des participants, Claudio Naranjo (psychiatre Chilien), commencera ensuite à diffuser l’ennéagramme en Californie. Il aura notamment pour élèves, Helen Palmer (psychologue) et deux Jésuites Bob Ochs et Don Riso .
Je terminerai ic ce voyage dans le temps et à travers les continents. Indiana Jones peut se dévêtir de sa panoplie et redevenir Harrison Ford…
Claudio naranjo et Helen palmer diffuseront l’Ennéagramme dans les milieux de la psychologie. La PNL  diffusée à la même époque en Californie établira un pont entre certains de ses principes et le modèle dynamique de l’Ennéagramme. Je développerai un peu plus tard ces étonnantes relations qui facilitent énormément le repérage des configurations de chacun.
Don Riso et Bob Ochs le développeront dans les milieux religieux Jésuites.
Ce parcours et cette histoire exceptionnels placent l’Ennéagramme au cœur de diverses influences et écoles.
On le trouve ainsi porté par une branche d’ordre philosophique, mystico-religieuse très connotée « new-age ». Sa diffusion au début des années  70, sa reconnaissance par les Jésuites, ses origines Orientales, son enseignement pratiqué également par des Maîtres Bouddhistes l’on placé au centre de ce courant de pensée.new-age.jpg
Quand on connaît le côté très cartésien de la pensée philosophico - psychologique dominante en France, cela ne fut pas pour lui donner bonne presse dans le monde de la pensée unique et institutionnelle. Très vite l’Ennéagramme fut rangé dans la catégorie des outils « sulfureux » réservés aux pratiques sectaires diverses et variées.
De même les milieux de la psychologie qui ont diffusé l’Ennéagramme sont ceux issus de « l’école de Palo Alto », c’est à dire PNL, Gestalt ou analyse transactionnelle. Pour la France, ce n’était pas non plus une très bonne porte d’entrée, au sens où ces disciplines sont encore aujourd’hui maltraitées et rejetées par le même système de pensée évoqué précédemment. D’où un renforcement d’opinions violentes, caricturales à son sujet.
Aujourd’hui, l’ennéagramme porté par quelques pionniers qui ont participé envers et contre tout à sa reconnaissance commence à connaître un succès régulier dans le monde du développement personnel et aussi dans l’entreprise. Au même titre que le MBTI, il participe d’une meilleure connaissance de soi, facilitant la construction des équipes et des bonnes pratiques manageriales. Ses vertus sont également très appréciables dans tous les domaines touchant aux relations humaines et privés.
C’est dans cette tendance que j’ai développé ma connaissance de l’outil et c’est celle que j’enseigne aujourd’hui à tous ceux qui veulent revêtir comme je l’ai fait il y a quelques années le costume d’Indiana Jones…
echos_coachs-68.JPGSi vous décidez de continuer à me lire, je vous décrirai dans les articles à venir comment l’Ennéagramme est devenu le compagnon de mes expériences de vie qu’elles soient personnelles ou professionnelles. Pourquoi et comment , j’ai décidé de l’enseigner tout en continuant d’en explorer le territoire.
A suivre…

Nouvelles de l’ennéagramme

26 octobre 2007

J-15 avant notre stage “ennéagramme”…

Chez InterCoaching, on se prépare pour faire vivre deux journées passionnantes sur l’ennéagramme aux enneagramme-2.jpgfuturs participants de notre formation. Afin de vous mettre en appétit, un article à lire sur ce que l’on en fait bien au-delà de nos frontières bordelaises :

Les décideurs et managers malgaches seront mis au parfum de l’ennéagramme adapté au Management, à travers le Séminaire de Formation que le Cabinet CECOM a concocté à leur intention en faisant venir à Madagascar Thérèse Fallot, Coach certifée, Dess Communication Sociale et Politique, Master en PNL. P de l’IFHIM de Montréal, pour y animer un séminaire sur le thème : « Comment Connaître ses Forces et ses Faiblesses par l’Enneagramme Adapté au Management. L’ennéagramme est un néologisme formé à partir de deux mots grecs : « ennéa » qui veut dire le chiffre 9 et « grammos » qui signifie le point.

C’est donc une figure à neuf sommets qui symbolise neuf types de personnalités correspondant à autant de façons d’agir, de penser et de vivre ses émotions.Pour Eric Salmon, expert, fondateur du Centre d’Etudes de l’Ennéagramme : « C’est d ’abord un outil qui permet de mieux savoir qui l’on est, mais aussi une grille de lecture pour comprendre les autres. C’est le support d’une méthode de développement personnel fondée sur l’analyse de neuf profils types qui sont le perfectionniste, I’altruiste, le battant, I’artiste, I’observateur, le loyal, I’épicurien, le chef, le Médiateur.

Un outil précieux

Quant à Fabien Chabreuil, Directeur de l’lnstitut Français de l’Ennéagramme, il disait : « Un manager a besoin de savoir à quoi il carbure, de mesurer sa résistance au stress ou ses talents de communicateur ».

En appréhendant mieux son propre fonctionnement, il améliore sa capacité d’encadrement (en sachant maintenant choisir ses collaborateurs selon les typologies) et donc il améliore ses performances en réussissant une bonne politique de Team-Building.

Aujourd’hui, il est enseigné à HEC Management et dans les grandes écoles françaises de Commerce et de Gestion.

Depuis, des dirigeants de prestigieuses entreprises françaises suivent des séminaires sur ce thème ou se font coacher par des experts en la matière.

Cet article est paru dans la “Tribune de Madagascar”.